Monsieur le Député,
Madame la sénatrice, Monsieur le Sénateur,
Madame la Conseillère Régionale, Monsieur le Conseiller Régional,
Madame la Conseillère Générale, Monsieur le Conseiller Général,
Madame le Maire, Monsieur le Maire,
Monsieur le président,
En 2008, il y a à peine plus de 3 ans, RFF donnait une estimation des montants des travaux pour l’ensemble SEA GPSO. Vous trouverez le document officiel sur notre site à l’adresse suivante :
Protocole 2008
Si nous résumons, dans le protocole de 2008, RFF estimait la branche Tours Bordeaux à 5,6 milliards d’€. En 2009, dans le nouveau protocole toujours pas signé par tous (Poitou Charentes, département des Landes, communautés du Pays Basques ou d’Arcachon…), le montant passait à 6,7 milliards d’€. Mais en fait, en ajoutant les travaux annexes, on dépassait déjà allègrement les 7,5 milliards.
Depuis, RFF vient d’améliorer sa performance. Dans une lettre d’information, nous trouvons la confirmation de ce qu’elle avait annoncé en réunion publique. Le projet Bordeaux Toulouse, initialement évalué à 3 milliards d’€, vient de se voir propulsé vers des sommets vertigineux. Nous atteignons maintenant 7,8 milliards d’€ pour le seul tronçon Bordeaux Toulouse. L’information se trouve en bas de la page 1 du document joint.
A partir des estimations de RFF, calculons ce que pourrait être le coût minimum de la ligne sœur Bordeaux Espagne. Sur le protocole de 2008, elle était annoncée à un peu plus de 3,9 milliards d’€. Si nous mettons le même coefficient multiplicateur, soit 2,6, nous obtenons plus de 10 milliards d’€. C’est un ordre de grandeur, bien sûr. Pour RFF, la LGV s’arrêterait à Buglose au Nord de Dax, ensuite ce serait une nouvelle ligne classique à 220 km/h. Mais, dans les landes, cette ligne traverserait de nombreux marais et tourbières; dans le pays Basque, ce ne serait que viaducs et tunnels.
Si nous en croyons RFF, la note du GPSO passerait donc d’un peu moins de 7 milliards à quasiment 18.Le record de Tours Bordeaux donnant un coût par km de 25 millions d’€ serait pulvérisé puisque nous passerions à 38 millions d’€ le km, étonnant non ?
Il convient également de signaler deux ou trois petites choses:
« - »La situation économique a énormément changé
« - »RFF a annoncé qu’il n’y aurait peut être pas de PPP
« - »RFF ne devrait pas participer au financement
« - »L’Europe pourrait participer au financement
« - »Chaque € apporté par l’État, c’est aussi 1€ apporté par les collectivité locales
Résumons :
Il est vraisemblable que le financement du GPSO sera sur fond public à parité État / Collectivités Locales d’Aquitaine et de Midi Pyrénées, sans participation du privé.
Le financement européen est très hypothétique. Rappelons que sur Tours Bordeaux, il est de 0,2%. Il devait être de 15% sur Bordeaux Hendaye, et de 0% sur Bordeaux Toulouse. Mais la condition du fret sur la nouvelle ligne Bordeaux Hendaye n’est plus présente, et la crise mobilise énormément de fonds européens.
Toujours sur la ligne Bordeaux Hendaye, l’État prenait en charge 65% de la part des Collectivités Publiques sur les deux premiers tronçons, et 100% sur les derniers 25 km avant Hendaye (tronçon le plus couteux au km). Cette position de l’état vient de tomber.
En conséquence, les Collectivités Locales d’Aquitaine et de Midi Pyrénées pourraient se voir réclamer une participation de plus de 8 à 9 milliards d’€ pour le seul GPSO, en lieu et place des 1,7 milliards prévus par le protocole de 2008 .
Le budget total annuel de chaque région est à peine supérieur à 1 milliard d’€.
Espérons que la plaisanterie s’arrêtera là, sinon, les croyants peuvent prier St Goldman Sachs, et Saint JP Morgan, voir St Madoff…
Vous n’êtes pas obligé de nous lire, ni de nous croire, mais vous ne pourrez pas dire: » Je n’étais pas au courant ».
Favorables à des transports ferroviaires modernes, en adéquation avec notre époque et notre futur, nous restons à votre disposition pour participer à toute réunion, tout débat public d’information contradictoire sur le dossier LGV.
Pour l’ ACCRiL, la coordination Landaise
accril@accril.fr
http://accril.fr/spip/